| Photographies de François Laboureix | |||||||||||
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ADHESIFInitialement timide et solitaire, il vit surtout en bande actuellement. Il a colonisé nos villes mais s’égare parfois dans nos campagnes. On le rencontre partout, sur nos vieux livres rapiécés, nos paquets fraîchement arrivés, dans nos greniers sur les fenêtres mal fermées… Il peut nous emballer quand il nous rend service, on peut le détester car il est plein de vices. Il nous colle à la peau quand on veut l’éviter. Il se roule sur lui-même et sa tête se dérobe à nos yeux quand on veut l’attraper. Un rien le froisse : une petite maladresse, il se replie sur lui-même et tout est à refaire. Il agace… Pourtant, il est fin, plutôt bien roulé, souvent brillant et peut se montrer sensible, même si c’est en surface. Car il capte de multiples facteurs qui parfois nous échappent : humidité, chaleur, gel, luminosité et même poussière ambiante… Il est rarement indifférent : les pressions de tous ordres, tensions diverses, égratignures, déchirements successifs laissent leurs traces sur ce film qui ne demande qu’à révéler les mystères d’une vie passée, pour peu qu’on veuille bien l’observer. On peut alors s’émouvoir, parfois l’admirer. Certes, mon émerveillement inconditionnel n’obtiendra sûrement pas votre totale adhésion, mais regardez le bien, il est tout de même attachant, non ?… galerie de photos |
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